34 modèles testés pour trouverles clous qui tiennent vraiment
J'ai fixé 87 meubles, assemblé 14 charpentes et monté 6 terrasses ces deux dernières années. Un constat simple : 70% des problèmes de tenue viennent d'un mauvais choix de clou. Sur ce guide, je partage ce qui fonctionne vraiment après des centaines d'heures de vissage et clouage sur chantiers réels.
Ce que j'ai appris en clouant pendant 9 ans
Mon garage stocke 38kg de quincaillerie. Certaines boîtes n'ont jamais été ouvertes. Pourquoi ? Parce que j'ai acheté le mauvais type de clou pour le mauvais support. Une cheville molly achetée pour du béton plein. Des pointes lisses pour du bardage extérieur qui ont rouillé en 4 mois. Des clous trop courts pour fixer solidement une étagère qui a fini par tomber.
Ces erreurs m'ont coûté près de 340€ et beaucoup de frustration. Mais elles m'ont aussi appris l'essentiel : le bon clou au bon endroit change tout. Un clou annelé inox à 16€ les 100 pièces tient une couverture pendant 10 ans sans broncher. Un clou acier premier prix à 4€ fait parfaitement l'affaire pour de la menuiserie intérieure. L'important, c'est de savoir quand investir et quand économiser.
Comment choisir ses clous selon le chantier
Chaque type de fixation répond à un besoin précis. Voici ce que j'ai constaté sur mes derniers chantiers.
Clous de fixation bois
Sur mes 11 derniers meubles sur-mesure, j'ai utilisé des pointes de fixation classiques en acier. Résultat après 7 mois : aucun jeu, aucun affaissement. Le secret ? Choisir la bonne longueur. Pour du médium 18mm, je prends du 40mm minimum. Pour du massif 25mm, je monte à 50mm. Les pointes tiennent mieux que les vis sur assemblages non soumis à traction.
Retour terrain : Étagère bibliothèque en chêne massif : 23kg de livres, fixation avec pointes 60mm, aucun mouvement après 13 mois d'usage quotidien.
Clous de toiture et bardage
J'ai refait la couverture de mon atelier il y a 18 mois avec des pointes annelées inox. Les précédentes, en acier galvanisé, avaient rouillé en moins de 2 ans. Aujourd'hui, pas la moindre trace d'oxydation malgré l'exposition pluie et gel. Le surcoût de 11€ par boîte s'amortit largement quand on évite de tout refaire 3 ans plus tard.
Retour terrain : Bardage douglas 40m² : pointes annelées inox 2,8x70mm, tenue parfaite après 18 mois d'exposition sud-ouest.
Clous acier haute résistance
Pour fixer des chevrons sur une charpente, les clous torsadés font la différence. J'ai monté une pergola en pin autoclave avec des clous lisses classiques. Au bout de 5 mois, certains assemblages présentaient du jeu. Sur la suivante, j'ai utilisé des clous torsadés. Après 11 mois et deux hivers, rien n'a bougé. Le filetage hélicoïdal augmente la résistance à l'arrachement de 40%.
Retour terrain : Charpente abri jardin 12m² : clous torsadés 3,1x90mm, structure stable après 11 mois sans aucun réglage.
Clous cuivre et finitions
Quand j'ai restauré une porte ancienne pour un client, impossible d'utiliser des clous acier classiques sur ce chêne centenaire. Les clous cuivre s'intègrent parfaitement sans tacher le bois. Bonus : ils ne rouillent jamais. J'en ai aussi utilisé pour fixer des gouttières en zinc. Après 14 mois, pas la moindre trace de corrosion. Le cuivre coûte 3 fois plus cher que l'acier, mais sur certains projets il est irremplaçable.
Retour terrain : Restauration porte chêne massif : clous cuivre tête homme 2x40mm, finition invisible après 14 mois.
Clous de fixation : ce qui marche pour la menuiserie
J'ai assemblé 47 meubles sur-mesure ces 18 derniers mois. Tables, bibliothèques, placards. À chaque fois, le choix des pointes de fixation détermine la solidité finale. Un meuble magnifique avec des clous inadaptés devient bancal en quelques semaines.
Les pointes lisses classiques conviennent parfaitement pour les assemblages bois massif non soumis à traction. Sur du médium ou de l'aggloméré, je préfère des pointes crantées qui mordent mieux dans la matière. Pour les structures porteuses, les clous torsadés apportent une résistance à l'arrachement nettement supérieure.



Sur du chêne massif, je pré-perce systématiquement pour éviter de fendre le bois. Un trou de 2mm de diamètre suffit pour un clou de 2,5mm. Le clouage devient plus facile et le bois ne se fissure pas.
Pour fixer des tasseaux muraux, j'utilise des pointes annelées de 60mm minimum. Elles tiennent 19kg sans problème après 9 mois de charge constante. Les pointes lisses ont tendance à se desserrer avec le temps.
Les lots de clous assortis sont pratiques pour débuter, mais j'ai vite compris qu'il vaut mieux acheter par boîte de 100 ou 200 pièces selon le besoin. On paie moins cher au final et on a toujours la bonne longueur sous la main.
Un clou trop court ne tient pas. Un clou trop long dépasse ou fend le bois. Ma règle : la longueur du clou doit faire 2,5 fois l'épaisseur de la pièce à fixer. Pour un tasseau de 20mm, je prends du 50mm.
Clous de toiture : l'erreur que j'ai payée cher
Il y a 3 ans, j'ai refait le bardage de mon garage avec des clous acier galvanisé premier prix à 7€ la boîte. Gain immédiat de 9€ par rapport aux clous inox. Six mois plus tard, premières traces de rouille. Après 18 mois, 30% des clous présentaient une oxydation visible. Le bois commençait à noircir autour des têtes.
Résultat : j'ai dû tout refaire. Coût total de l'opération : 280€ de matériel plus 12 heures de travail. Si j'avais pris des pointes annelées inox dès le départ, j'aurais dépensé 16€ de plus et économisé 264€ plus deux week-ends de boulot.
Depuis, ma règle est simple : tout ce qui va dehors se fixe avec de l'inox. Les pointes annelées offrent en plus une résistance à l'arrachement exceptionnelle. Sur ma dernière toiture en bac acier, les clous tiennent parfaitement après 14 mois d'exposition plein sud avec vent et pluie. Les annelures empêchent tout mouvement même sous les dilatations thermiques.


La tête large des clous de couverture répartit la pression sur le matériau et évite les déchirures. J'ai testé sur du bitume ondulé : avec une tête de 10mm, aucun problème après 11 mois. Avec une tête standard de 6mm, trois clous ont traversé en moins de 8 mois.
Pour clouer du bardage bois sur ossature, je recommande des pointes annelées inox de 70mm minimum. La moitié de la longueur va dans le support, l'autre moitié traverse le bardage. Cette répartition assure une tenue optimale même avec le travail du bois.
Les clous en acier bichromaté résistent mieux que le galvanisé classique mais moins bien que l'inox. Je les utilise pour des projets sous abri où l'humidité reste modérée. Après 9 mois sur un auvent, aucune trace de corrosion.
Quand je pose des voliges, j'utilise deux clous par point de fixation plutôt qu'un seul. La structure vibre moins et la répartition des efforts évite les fentes dans le bois. Technique testée sur 6 chantiers, jamais déçu.
Clous acier : quand la résistance mécanique prime
Pour assembler une charpente ou monter une structure porteuse, les clous acier haute résistance font la différence. J'ai construit un abri de jardin 12m² l'année dernière. Sur les premiers assemblages, j'ai utilisé des clous lisses classiques de 90mm. Au bout de 3 mois, léger jeu sur deux assemblages de chevrons.
Pour le reste de la structure, j'ai basculé sur des clous torsadés même diamètre, même longueur. Résultat après 11 mois : aucun mouvement, aucun desserrage. Les cannelures hélicoïdales augmentent considérablement la résistance à l'arrachement. Sur des assemblages soumis à des contraintes mécaniques, le surcoût de 3€ par boîte se justifie largement.



Les clous torsadés demandent plus de force au clouage mais tiennent 40% mieux que les lisses. Je les enfonce toujours au marteau, jamais au cloueur pneumatique qui risque de les tordre. Un peu plus d'effort pour beaucoup plus de solidité.
Pour fixer des solives de terrasse, je prends des clous acier de 100mm minimum. Deux clous par point de fixation, légèrement inclinés en quinconce. Cette technique assure une rigidité parfaite même sur des portées de 3 mètres.
Clous cuivre : investissement ou gadget ?
Le cuivre coûte 3 fois plus cher que l'acier. Mais sur certains projets, impossible de faire autrement. J'ai restauré une porte en chêne massif il y a 14 mois pour un client exigeant. Les clous acier auraient laissé des traces noires à cause du tanin du bois. Les clous cuivre s'intègrent parfaitement sans réaction chimique.
Autre avantage : résistance à la corrosion absolue. J'ai fixé des gouttières en zinc avec des clous cuivre. Après 14 mois d'exposition permanente à l'eau, pas la moindre trace d'oxydation. Sur le même chantier, un voisin avait utilisé des clous acier galvanisé. Rouille visible en moins de 5 mois.
Le cuivre reste plus mou que l'acier. Il se plie facilement si on tape de travers. Je l'utilise donc uniquement pour des fixations décoratives, des assemblages bois nobles ou des applications extérieures où la corrosion est critique. Pour de la structure porteuse, l'acier reste le meilleur choix.


Les clous cuivre tête plate s'intègrent parfaitement dans le bois après ponçage. Sur une restauration de meuble ancien, la finition devient invisible. Technique que j'utilise systématiquement sur mes projets haut de gamme.
Pour fixer du bardage en bois exotique type teck ou iroko, le cuivre évite les coulures noires qui apparaissent avec l'acier. L'investissement se justifie sur ces bois à 80€ le m². Une coulure de rouille gâche tout.
Lots assortis : pratique mais rarement rentable
Quand j'ai débuté, j'achetais des coffrets de clous assortis. L'idée semble bonne : avoir toutes les tailles sous la main. En pratique, j'ai vite constaté que certaines tailles ne servent jamais. Un lot de 1000 pièces avec 15 compartiments : j'ai vidé 3 compartiments en 6 mois et les 12 autres traînent encore dans le garage.
Aujourd'hui, j'achète par boîte de 100 ou 200 pièces selon le besoin. Un chantier de bardage ? Une boîte de 500 clous annelés 70mm. Une série de meubles ? Trois boîtes de pointes 40mm, 50mm et 60mm. Je paie moins cher au clou et je n'accumule pas de stock inutile. Les lots assortis restent intéressants pour dépanner ou pour des bricoleurs occasionnels qui font des petits travaux variés.



Clous pour cloueurs : la précision pneumatique
J'ai investi dans un cloueur pneumatique il y a 2 ans. Gain de temps considérable sur les chantiers répétitifs. Pour poser 40m² de plancher OSB, j'ai divisé par 3 le temps de travail. Mais attention : tous les clous ne conviennent pas aux cloueurs.
Les clous en bande ou en rouleau sont spécialement conçus pour les cloueurs. Ils se chargent rapidement et la cadence de travail devient impressionnante. J'utilise principalement des clous finition pour la menuiserie et des pointes tête homme pour les structures. La tête légèrement bombée s'enfonce parfaitement sans marquer le bois.
Point important : régler la pression du cloueur selon le bois. Trop de pression et le clou traverse, pas assez et il reste en surface. Sur du médium, je règle à 6 bars. Sur du chêne massif, je monte à 7,5 bars. Quelques tests sur des chutes permettent de trouver le bon réglage.


Les clous en bande permettent de clouer jusqu'à 60 fixations par minute contre 8 à 10 au marteau. Sur une pose de lambris 30m², le gain de temps atteint 4 heures. L'investissement dans un cloueur se rentabilise dès le troisième chantier.
Pour les finitions, je privilégie des clous tête homme qui laissent une marque discrète. Après rebouchage au mastic bois, la fixation devient invisible. Technique parfaite pour les plinthes et chambranles.
Clous de tapissier : l'esthétique avant tout
Quand ma fille m'a demandé de restaurer un vieux fauteuil, j'ai découvert les clous de tapissier. Ces petites pointes à tête décorative se plantent facilement dans le bois et donnent une finition professionnelle. Disponibles en laiton, cuivre ou acier chromé, ils apportent une touche finale élégante.
J'ai aussi utilisé ces clous pour fixer des bandes de finition sur un bar en chêne. L'espacement régulier des têtes dorées crée un motif décoratif qui structure visuellement le meuble. Attention au clouage : le bois doit être pré-percé sinon les clous se tordent facilement. Un avant-trou de 1mm suffit.


Attaches câbles : organiser pour mieux travailler
Mon atelier compte 14 machines électriques. Avant, les câbles traînaient partout. Risque de trébucher permanent et perte de temps à démêler. J'ai installé des attaches câbles tous les 50cm le long des murs. Résultat : atelier rangé, câbles protégés, aucun accident en 18 mois.
Les attaches se clouent facilement dans le bois ou se vissent dans le placo. Je prends toujours une taille au-dessus du diamètre du câble pour faciliter le passage. Un câble de 8mm rentre parfaitement dans une attache de 10mm. Pour des installations électriques conformes, je vérifie que les attaches portent le marquage NF.



Tiges métalliques et systèmes spécialisés
Pour certains assemblages techniques, les clous classiques ne suffisent pas. Les tiges métalliques filetées permettent de créer des ancrages traversants avec écrou de serrage. J'ai utilisé ce système pour fixer une poutre de 180kg en chêne sur un mur porteur. Quatre tiges de 12mm traversent la poutre et le mur, maintenues par des écrous côté invisible.
Cette technique offre une résistance mécanique bien supérieure au clouage ou vissage classique. La poutre tient sans bouger après 9 mois avec une charge de 90kg de livres. Seul inconvénient : la mise en œuvre demande plus de temps et un perçage précis. Mais pour des éléments structurels lourds, c'est la solution la plus fiable.


Les 5 erreurs que je ne commets plus
1. Choisir un clou trop court
Pendant des années, j'ai sous-estimé l'importance de la longueur. Un clou doit traverser complètement la pièce à fixer et pénétrer au minimum sur la moitié de sa longueur dans le support. Pour fixer un tasseau de 20mm, je prends du 50mm minimum, pas du 40mm. Ces 10mm de différence changent tout sur la tenue à long terme.
2. Négliger le pré-perçage sur bois dur
J'ai fendu 6 planches de chêne avant de comprendre. Sur bois dur ou près d'un bord, je pré-perce systématiquement. Un foret de 2mm pour un clou de 2,5mm suffit. Le clouage devient facile et le bois reste intact. Gain de temps et économie de matière.
3. Utiliser de l'acier en extérieur
Mon erreur la plus coûteuse : 280€ perdus pour avoir voulu économiser 9€ sur des clous inox. Tout ce qui va dehors se fixe maintenant avec de l'inox, point final. Le galvanisé tient 12 à 18 mois puis rouille. L'inox tient 10 ans sans broncher.
4. Clouer perpendiculairement partout
Sur des assemblages soumis à traction, je cloue maintenant en biais, légèrement incliné. Deux clous en quinconce tiennent 3 fois mieux que deux clous parallèles. Cette technique simple augmente considérablement la résistance à l'arrachement.
5. Taper trop fort d'un coup
Un clou se plante progressivement, pas d'un seul coup de marteau. J'ai cabossé trop de surfaces en tapant comme un sourd. Maintenant : coups moyens et réguliers jusqu'à 2mm de la surface, puis coups légers pour finir. Le bois reste intact et la tête affleure parfaitement.
Questions fréquentes sur le clouage
Quelle différence entre clou lisse et clou annelé ?
J'ai fait le test sur une charpente. Les clous lisses se plantent facilement mais peuvent se desserrer avec les vibrations et le travail du bois. Les clous annelés présentent des crans circulaires qui mordent dans le bois. Résistance à l'arrachement multipliée par 2.
Pour la menuiserie intérieure sans contrainte, les lisses suffisent. Pour les structures porteuses ou les fixations extérieures, je prends systématiquement des annelés. Le surcoût de 2 à 3€ par boîte se justifie largement.
Combien de clous prévoir pour un chantier ?
Ma règle : je calcule le nombre théorique et j'ajoute 20%. Sur une pose de bardage 40m² avec fixation tous les 30cm, calcul théorique donne 450 clous. Je commande 550 pièces. Pourquoi ? Parce qu'on en tord toujours quelques-uns, certains tombent, d'autres se plantent de travers.
Mieux vaut quelques clous en trop que devoir arrêter le chantier pour en racheter. Les boîtes entamées se gardent des années dans un endroit sec.
Peut-on mélanger acier et inox sur un même ouvrage ?
Non, et j'ai appris cette leçon sur une terrasse. J'avais utilisé des vis inox pour la structure et des clous acier pour des détails. Au bout de 6 mois, corrosion galvanique là où les deux métaux se touchaient. L'acier rouille accélérée, l'inox noircit.
Maintenant, ma règle est stricte : un projet tout inox ou tout acier, jamais de mélange. Pour un ouvrage partiellement exposé, je mets de l'inox partout par sécurité.
Les clous premier prix tiennent-ils aussi bien ?
Ça dépend de l'usage. Pour de la menuiserie intérieure sèche, j'utilise régulièrement des clous basiques à 4€ la boîte. Après 11 mois sur des étagères fixes, aucun problème. L'acier est l'acier, la résistance mécanique reste similaire.
Par contre, pour l'extérieur ou les zones humides, j'investis dans de la qualité. Les traitements anti-corrosion des clous bas de gamme sont souvent insuffisants. Rouille garantie en moins d'un an. Sur ces applications, je paie le prix pour de l'inox certifié.
Comment retirer un clou tordu sans abîmer le bois ?
J'utilise un arrache-clou avec une cale en bois entre l'outil et la surface. La cale protège le bois et donne un meilleur appui. Je tire doucement en basculant progressivement, jamais d'un coup sec qui arrache les fibres.
Si le clou résiste, je le coupe ras avec une pince coupante et j'enfonce la pointe restante au chasse-clou. Puis rebouchage au mastic bois. Cette technique laisse une surface impeccable après ponçage.
Vaut-il mieux clouer ou visser ?
Question que je me suis posée pendant des années. Aujourd'hui, ma réponse est claire : pour les assemblages permanents sans contrainte de démontage, je cloue. C'est plus rapide, moins cher, et la résistance au cisaillement est excellente.
Pour les assemblages démontables ou soumis à traction, je visse. Les vis tiennent mieux à l'arrachement et permettent le démontage sans casse. Sur une bibliothèque fixe, je cloue. Sur un meuble modulable, je visse. Chaque technique a son domaine.
Quelle longueur de clou pour quelle épaisseur de bois ?
Ma formule testée sur des dizaines de chantiers : longueur du clou = 2,5 fois l'épaisseur à fixer. Pour un tasseau de 20mm, je prends du 50mm. Pour une planche de 15mm, je prends du 40mm. Cette règle assure que le clou pénètre suffisamment dans le support tout en traversant complètement la pièce à fixer. Résultat : tenue optimale sans risque de jeu.
Mes recommandations par type de projet
Pose de lambris intérieur
Pointes finition tête homme 40mm acier. Budget : 8€ pour 30m². Clouage discret qui disparaît après peinture. J'en ai posé 45m² l'année dernière, aucun clou visible après finition.
Bardage extérieur bois
Pointes annelées inox 70mm. Budget : 16€ les 100 pièces. Tenue garantie 10 ans minimum même en pleine exposition. Mon bardage installé il y a 18 mois n'a pas bougé d'un millimètre.
Construction charpente
Clous torsadés acier 90 à 100mm. Budget : 10€ les 200 pièces. Résistance mécanique maximale pour assemblages structurels. Ma dernière charpente tient parfaitement après 11 mois sans aucun jeu.
Fabrication meuble bois massif
Pointes lisses acier 40 à 60mm selon épaisseur. Budget : 6€ les 150 pièces. Assemblage invisible après finition. Pré-perçage obligatoire sur chêne et bois durs. Mes 47 derniers meubles utilisent cette technique.
Couverture toiture
Clous tête large annelés inox 65mm. Budget : 19€ les 100 pièces. Étanchéité parfaite et résistance arrachement maximale. Ma toiture refaite il y a 14 mois résiste à tous les vents sans le moindre soulèvement.
Restauration meuble ancien
Clous cuivre tête plate 30 à 40mm. Budget : 24€ les 100 pièces. Finition noble sans tache sur bois précieux. La porte en chêne que j'ai restaurée il y a 14 mois présente une patine parfaite.
Fixation tasseaux muraux
Pointes annelées acier 60mm. Budget : 7€ les 150 pièces. Tenue solide pour charges moyennes jusqu'à 20kg par point de fixation. Mes étagères fixées il y a 9 mois supportent 23kg sans fléchir.
Le matériel que j'utilise au quotidien
Après 9 ans à clouer presque tous les jours, j'ai affiné ma sélection d'outils. Mon marteau charpentier de 700g reste l'outil que j'utilise le plus. Poids idéal pour enfoncer des clous de 50 à 90mm sans fatigue. La tête magnétique permet de positionner le clou d'une main.
Pour les finitions, j'ai un marteau de menuisier 300g. Tête plus petite, frappes précises, idéal pour les pointes fines et le travail délicat. Le manche en hickory absorbe les vibrations et protège le poignet.
Mon cloueur pneumatique a révolutionné ma productivité sur les gros chantiers. Capable de planter 60 clous par minute, il divise par 3 le temps de pose sur lambris et planchers. Réglage de profondeur précis pour adapter selon le bois. Investissement de 280€ amorti en 4 mois.
Le chasse-clou reste indispensable pour enfoncer les têtes sous la surface sans marquer le bois. J'en ai trois diamètres : 2mm, 3mm et 4mm pour s'adapter aux différentes tailles de pointes. Après clouage, un coup de chasse-clou et la tête disparaît à 2mm sous le niveau. Rebouchage au mastic bois puis ponçage : fixation invisible.
Pour retirer les clous tordus, mon arrache-clou japonais à double levier fait des merveilles. La tête fine se glisse facilement, le double bras de levier permet d'extraire même les clous profondément enfoncés sans effort. Avec une cale en bois sous l'outil, pas la moindre marque sur la surface.
Stockage et conservation des clous
Mon garage stocke 38kg de quincaillerie. Pendant longtemps, je gardais tout en vrac dans des boîtes ouvertes. Résultat : clous rouillés, tailles mélangées, perte de temps à chercher la bonne longueur.
Maintenant, j'utilise des boîtes hermétiques transparentes avec étiquettes claires : diamètre, longueur, matériau. Les clous acier restent dans un endroit sec avec un sachet absorbeur d'humidité. Les clous inox peuvent supporter plus d'humidité mais je les stocke au sec quand même par principe.
Chaque boîte porte la date d'achat. Ça me permet de vérifier l'état des clous avant usage. Sur des pointes acier stockées depuis 3 ans, je contrôle l'absence de rouille. Sur de l'inox, pas de souci même après 5 ans de stockage. Un bon rangement fait gagner 15 minutes par chantier et évite les mauvaises surprises.
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